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Critique théâtrale de Phèdre ...

Phèdre a été écrit par Jean Racine et mise en scène par Renaud marie Leblanc.

Nous sommes allés voir cette pièce le mercredi 18 novembre au théâtre des Treize vents et elle a durée 2h20.  Sept comédiens étaient présents dans cette représentation : Roxane Borgna, Fabrice Michel, Jan Peters, Francine Bergé, Perrine Tourneux, Olivier Barrère, Véronique Maillard. La scénographie est d’Olivier Thomas, la lumière et les costumes d’Erwann Collet et Julien Silvéréano. Les assistants du metteur en scène sont Josiane Ferrara et Vincent Franchi, le régisseur général  et le régisseur son sont Daniel Gimenez-Frontin et Jérémie Girard. Cette pièce est une coproduction du théâtre des Treize vents, La Criée théâtre national de Marseille, Didascalies ans Co., avec le soutien du théâtre de l’Union - CDN du Limousin.

 

 

 

 

Le thème principal de la pièce est « L’ombre et la lumière », ainsi que sur l’image.

Tout d’abord, Phèdre, fille du Soleil apporte la lumière à la pièce, mais durant la pièce elle ne cherchera qu’à fuir cette surexposition. Elle incarne un personnage lumineux mais une lumière rongée par la maladie, qui se répand  et affecte les autres personnages. Même le décor est lumineux.

Pour ce qui est de l’ombre, celle-ci est surtout focalisée sur la fuite, ou encore le secret… Elle apporte aussi de l’obscurité à cette pièce à cause de cette passion qu’elle aura pour Hippolyte, une passion qui va atteindre beaucoup de son entourage. Ce poison sentimental va créer des changements, même des mutations dans le physique et le caractère de Phèdre.

 

 

 

L’espace scénique est frontal, le seul décor ajouté est un cadre de rectangle lumineux. Il y a un jeu de lumière très simple, disons que la couleur principale est le blanc durant toute la pièce, d’autres couleurs sont utilisées mais très peu.

Il y a aussi peu d’accessoires, même le strict minimum… Sur la scène, il y a un mur qui ferme l’espace, ce mur est blanc mais à un moment de la pièce il y a une ouverture à droite de ce mur où Thésée arrive. Une musique est utilisée à chaque fin de scène, une musique sourde et stressante qui est suivie d’un fondu au noir.

 

 

 

Le rôle de Phèdre est émouvant dans le sens, que je ressens presque le malheur qu’elle a en éprouvant ces sentiments envers Hippolyte, une femme seule depuis des mois souffrante et incomprise. Détestée et aimée… Elle représente l’ombre et la lumière, le jour et la nuit. La première fois que nous la voyons, celle-ci est vêtue d’un long voile bleue, d’un bleu royale. Elle  se laisse mourir à cause de ce terrible secret qui la hante, qui la fait souffrir, la rend malade au point de désespérer dans des idées noires et obscures. « Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire. » ; « Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable, Je n’en mourrai pas moins, j’en mourrai plus coupable. » 

 

Celui d’Hippolyte est moins satisfaisant, limite il ne m’importe guère, cette fierté me dépasse et me force à détester ce personnage… L’amour n’est rien pour lui, ce n’est qu’un homme qui n’avait jamais, auparavant, aimé … Cette arrogance masculine nous montre bien la mentalité des hommes et de leur principes. « Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur. »

 

 

 

Durant cette pièce, peu de choses m’ont captivée, que ce soit sur la mise en scène, le jeu des comédiens ou encore l’histoire en elle-même. J’ai trouvé que la mise en scène était trop simple pour un texte aussi compliqué, après je respecte le choix du metteur en scène, mais  cela ne m’a pas aidée à attirer mon attention. Pour ce qui est des comédiens, leurs jeux étaient très beaux, ils étaient complètement dans leur personnage. Ils ne faisaient pas que jouer et retranscrire des émotions, bien plus que ça, ils les vivaient. Pour ce qui est de l’histoire, je n’aime pas en général ce genre de tragédie. Je ne saurais comment l’expliquer, mais elle me met  mal à l’aise, je ne comprends pas l'orientation des sentiments dans la pièce. Et je trouve le texte assez compliqué.

 

 

 

 

 


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