Informations culturelles dans la région de Montpellier ; informations éducatives ; orientation ; fiches méthodologiques ; vie du lycée Jean Monnet de Montpellier ; concours s'adressant aux lycéens
L'usage du dessin que propose Belkacem Boudjellouli est très éloigné de l'art de l'esquisse et de la suggestion que la modernité a largement répandu comme modèle universel de la liberté de l'artiste, ou comme expression de sa maîtrise, de son impertinent talent. Figuratives, réalisées au fusain sur de grandes toiles blanches, ses œuvres ne font pas référence à un quelconque «art du trait», ni dans la tradition désormais anachronique du dessin préparatoire, ni dans la proximité si fréquente aujourd'hui avec la caricature, le dessin de presse ou la bande dessinée. Non que l'artiste n'ait été tenté, au début de son parcours (c'était il y a une quinzaine d'années) par l'une de ces voies, où un éventuel militantisme aurait pu trouver les moyens d'une innocente et poétique ironie : mais il semble justement que ce soit cette tentation de l' «innocence» qui ait été ce à quoi l'artiste a eu le plus de mérite de résister, estimant que persévérer dans l'art exigeait de sa part une autre sorte d’engagement et de sérieux.